Le bénévole accompagne la personne malade quelques jours, quelques semaines ou plusieurs années. En institution il peut être présent dès l’annonce de la maladie et tout au long de l’évolution de celle-ci. Sans prosélytisme et en toute confidentialité, il propose une écoute au patient, à sa famille ainsi qu'aux soignants.
Accompagner est un acte citoyen, une façon de montrer à l'autre qu'il a toujours une place dans la société et que celle-ci se préoccupe toujours de lui.

A u p r è s  d u  p a t i e n t :

Il lui offre une présence et un temps d’écoute qui le rend libre d’exprimer sa souffrance physique et/ou morale : ses difficultés à supporter l’annonce de la maladie, les traitements, son changement d’image corporelle, le regard des autres, ses pertes sociales et familiales…

Sans jugement ni conseil, le bénévole, par son écoute, est le témoin du cheminement du malade à travers ses sentiments, ses émotions, sa recherche de sens à sa vie…, tout en respectant le rythme de celui-ci, au gré des espoirs, des améliorations ou des rechutes. Il peut aussi être tout simplement présent.

Le bénévole considère la personne malade comme un interlocuteur privilégié, un être relationnel, vivant et désirant, en constante recherche de reconnaissance et de dignité et ceci jusqu’aux derniers instants de sa vie.

A u p r è s  d e  l a  f a m i l l e :

La famille étant le premier accompagnant du malade, le bénévole lui apporte également soutien et présence. Il faut souligner qu’il ne cherchera jamais à se substituer à elle auprès du malade.

A u p r è s  d e s  s o i g n a n t s :

Le bénévole ne prend pas leur place mais peut être un médiateur entre le patient, la famille et les soignants. Il peut permettre de donner ou redonner un espace relationnel parfois perdu par épuisement, incompréhension ou souffrance, et aussi désamorcer des tensions en permettant à chacun d’exprimer librement ses émotions ou ses difficultés parfois méconnues.

L e  t é m o i n  d e  l a  s o c i é t é :

La présence du bénévole, c’est le regard de la société sur la personne malade : en représentant le monde extérieur à l’écoute de quelqu’un qui en est séparé - la mort qui menace provoque une déchirure du tissu social - le bénévole peut permettre au patient de se sentir reconnu à part entière.


Lors d’un suivi de deuil, le bénévole apporte une dimension sociale de la mort, en portant attention à ceux qui restent et souffrent, par une écoute attentive et la reconnaissance de cette souffrance.

L'accopagnement est bénévole et ne génère aucun frais pour les malades et leur famille. L'adhésion à l'association, qui s'élève à un montant de 20 €uros par an, reste libre.

Le rôle de l'accompagnant bénévole

aide soutien présence